Mon intégration dans un écovillage

Écrit en juillet 2017, par Camille Martin, membre de la Cité Écologique depuis 2015

« Bonjour, je me présente, je m’appelle Camille Martin. J’ai 26 ans et il y a quatre ans, ma vie a changé quand j’ai débarqué, à la Cité Écologique de Ham-Nord.

Mais commençons pas le commencement, c’est-à-dire, en France, dans la plus merveilleuse ville (du monde !), Bordeaux. Les connaisseurs en vins ne diront pas le contraire ! Alors, je suis donc à Bordeaux, là où j’ai grandi depuis ma tendre enfance. Nous sommes en 2013, j’ai 22 ans, et je suis étudiante à l’Université Bordeaux 1, en Master Biodiversité et Ecosystème continentaux. Bon en gros, c’est une formation en biologie, écologie, qui aborde l’étude de la nature (à tous ses niveaux) et des changements climatiques. C’est donc, dans le cadre de cette formation, que je dois faire un stage de trois mois. Avec mon côté aventurière, qui m’a déjà amené dans des pays lointains – je pense, entre autres, à mon expérience au Bénin, une année auparavant, où j’étudiais une espèce de singe située dans une petite forêt isolée ; quelle aventure ! -, je mets donc, mon énergie, à chercher des stages à l’international.  À ce moment, mes talents linguistiques n’étant pas à leur meilleur, je découvre que le Québec, serait une bonne alternative de stage à l’étranger, mais francophone. Un pays occidental (les parents ne s’inquiéteront pas que je sois mangée par un serpent), ils parlent français (je ne me perdrai pas ! Fiou) et c’est sur un autre continent (il faut bien un peu d’aventures quand même !). Et en plus de ça, dans un écovillage ! Je ne sais pas vraiment ce que c’est à ce moment là, mais étant très tournée vers l’écologie, je suis très curieuse de découvrir ce concept !

C’est donc le 6 mai 2013, que je m’envole vers la belle province de Québec, seule, confiante qu’une fois encore, mes attentes seront comblées.

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Comment faire pour garder les jeunes impliqués dans leur écovillage ?

Nébesna Fortin, agent de développement durable pour l’écovillage, née à la Cité Écologique.

Dans beaucoup d’écovillages, le grand défi est de donner envie aux jeunes membres de rester pour s’impliquer dans leur communauté. Beaucoup de jeunes adultes ont envie de partir de leur écovillage pour expérimenter d’autres modes de vie. Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous mon expérience.

Je suis née dans un écovillage au Canada, appelé la Cité Écologique, où il existe un programme formateur et motivant pour les jeunes membres. Le but de celui-ci est de développer chez eux, une aspiration d’entrepreneuriat  et de leadership. Pour moi et la plupart de mes amis, ce programme a été très fructueux.

L’idée initiale est de permettre aux jeunes de s’impliquer dans tous les aspects possibles de la communauté. Dés l’école secondaire, on est invité à participer aux activités d’une ou plusieurs entreprises de notre choix. Ces stages ainsi que de nombreux cours d’apprentissages pratiques nous apportent beaucoup de connaissances dans divers domaines de travail comme entre autres, la cuisine, la comptabilité, la couture, ou l’agriculture. Nous sommes encouragés à exécuter toutes les tâches d’un secteur et même à gérer intégralement des projets pour chacun,  comme par exemple, préparer un repas au complet pour les membres de l’écovillage, une fois pas semaine. Je me souviens d’un de nos projets phares : s’occuper de trois serres en agriculture ! Oui, ce fut génial mais aussi un grand défi, et oui, à un moment donné, des plants ont cramés au soleil pour ensuite être noyés d’eau la semaine suivante ! Mais maintenant, je peux imaginer à quel point les responsables de l’agriculture avaient du nous faire confiance et être patients avec nous pour sacrifier leur production agricole… Leur seule et unique raison, étant bien sûr, de nous donner une expérience pédagogique !

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Le cours qui permet de concrétiser le projet d’un nouvel écovillage

Écrit en octobre 2016, par Penelope Reyes de l’équipe de Gaia Éducation  (traduit de l’anglais).

La deuxième édition du cours EDE (Éducation au Développement d’Écovillages) à la Cité Écologique, au Québec (CANADA) a été un énorme succès. Le cours a été offert par l’équipe du CAP Éco-communautaire, à l’écovillage, du 8 juillet au 8 août 2016.

Ce cours d’un mois, en immersion dans l’écovillage, apporte le support nécessaire aux participants, dans la mise en place de leur projet. Les étudiants âgés entre 20 et 30 ans, avec des expériences de vie variées, participent à la formation avec le but d’être le mieux équipés pour la réalisation de la réalisation de leur rêve de vivre dans une société différente.

Plusieurs membres de la Cité Écologique participent à ce projet, pour s’assurer que les étudiants vivent une complète immersion avec l’ensemble de l’écovillage. Ils offrent des activités dans différents secteurs : en agriculture biologique, en santé holistique, en permaculture, en éducation, en aménagement forestier durable etc. A travers la formation, la notion de développement durable est étudiée à travers des ateliers pratiques, théoriques et des périodes de temps d’étude.

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Une idée inspirante!

Écrit par Nébesna Fortin, agent de développement durable de l’écovillage, née à la Cité Écologique.

En 1984, le fondateur de notre écovillage, Michael Deunov et un groupe de parents démarrent un projet dans le but d’offrir une école alternative aux jeunes désirant apprendre en nature et à travers des activités concrètes. L’idée est de bâtir un village qui mettrait en priorité l’éducation de ses jeunes affin d’optimiser le potentiel de chacun. Les deux premières années, le projet prend la forme d’un camp d’été, et bien vite, il se transforme pour accueillir les familles à l’année. Ainsi est né l’écovillage la Cité Écologique. Afin de subvenir aux besoins financiers, tous et chacun mettent la main à la pâte. La première entreprise qui voit le jour œuvre dans le domaine du réseau alimentaire. Puis, au fil du temps, les activités économiques se diversifient. On y compte bientôt, une ferme maraîchère, un atelier de création de produits de verre d’art, une compagnie de distribution de produits cadeaux à messages vivifiants et un grand atelier de couture. Au début des années 2000, les jeunes, ayant développés leurs aptitudes au leadership, ont commencé à partager leur intérêt pour gérer leurs propres projets. De la sorte, nous avons tranquillement vu apparaître de nouvelles entreprises liées à l’écovillage.

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Un joyeux mariage : Affaires, Défis et Éducation !

Svetlina Charbonneau -26 ans- Créatrice de la compagnie « My 2e Chance »

«Je suis née dans un écovillage au Canada, appelé la Cité Écologique, où les entreprises jouent un rôle essentiel dans la communauté. Grandir dans un environnement où le monde des affaires se marie constamment avec l’écologie et l’éducation, quelle expérience formidable! Voici mon expérience.

L’écovillage la Cité Écologique compte trois compagnies principales et de nombreux jeunes entrepreneurs y opèrent leur propre entreprise. En grandissant, j’ai participé à différents stages et classes d’apprentissages pratiques dans tous les domaines: cuisine, comptabilité, couture, jardinage, etc. Le domaine de la couture, tout spécialement le département de la création m’intéressait. Mon diplôme secondaire en main, j’entre à Respecterre, notre entreprise de vêtements. Déjà, à l’âge de 18 ans, j’y fais l’apprentissage de toutes les différentes étapes, de la comptabilité à la vente, en passant par l’expédition et la production. C’est formidable de voir les multiples facettes et défis d’une entreprise. De plus en plus impliquée, on me place bientôt en charge de la conception des nouveaux modèles pour notre ligne de vêtements. Cette opportunité développe mon intérêt pour le leadership et le désir de surmonter mes propres défis.

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<strong>Les écovillages : un modèle de développement pour revitaliser les communautés</strong>

Les écovillages : un modèle de développement pour revitaliser les communautés

Écrit par Nébesna Fortin, pour le numéro spécial du 40ème anniversaire du magazine Possible, 2016

Notre société, habituée d’aborder les thèmes de l’économie et de la qualité de vie, ajoute de plus en plus ceux du développement durable et de l’écologie. Tout le monde veut bénéficier d’un mode de vie gratifiant, riche et de qualité, mais comment y arriver sans que ce soit au détriment de notre belle planète ?

Voici un mouvement grandissant, qui pourra peut-être répondre à cette question : le mouvement mondial des écovillages. C’est un modèle de développement qui met de l’avant la protection de l’environnement et la valorisation du communautaire. Le concept d’écovillage, développé autour de l’idée d’un habitat humain durable, responsable et solidaire, a vu le jour au Sommet de la Terre à Rio, en 1992. En 1998, l’Organisation internationale des Nations Unies (ONU) décrivait les écovillages comme l’une des meilleures pratiques pour un mode de vie durable.

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L'eau

Écrit par Nébesna Fortin,  agent de développement durable de l’écovillage, née à la Cité Écologique.

On parle souvent de l’eau comme étant l’or bleu. On connait son importance dans la composition de notre corps et aussi dans celle de notre belle planète. Par contre, lors d’un atelier du cours EDE, j’ai appris que l’eau était également le symbole de l’argent ! Oui, et bien, comme on dit : « L’argent, c’est du liquide ».

Riel, notre professeur pour cet aspect du cours, est président de l’organisme nommé Terre des Jeunes Transnational. Il consacre sa vie à la protection des peuples autochtones et de l’Environnement. Métis Micmac originaire de l’Est canadien, il nous partage sa passion pour cette fascinante culture vivant en parfaite harmonie avec la Nature, ici même dans notre région. À travers des ateliers et des discussions, il nous fait découvrir le mode de vie Micmac. Il nous parle de l’attention portée dans la conception des villages, la précision et l’importance des tâches et des activités quotidiennes, le système de prises de décision, le rôle des trois dimensions et de chaque gardien des quatre éléments. Chacun de ces derniers est responsable d’un domaine en particulier relié aux signes de la terre, de l’eau, de l’air et du feu. Ils sont supportés dans leurs tâches par le Reflet. Ainsi, les gardiens de la terre s’occupent de ce qui est relié au soin de la terre, la culture des aliments, etc. Et les Gardiens de l’Eau s’occupent bien sûr de l’eau, mais également de l’aspect économique.

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Le réseau GEN

Écrit en juin 2017, par Camille Martin, membre de la Cité Écologique depuis 2015

Vous venez d’entendre le terme « écovillage » ? Vous venez de découvrir ce concept nouveau ? Vous cherchez un mode de vie différent, plus communautaire, plus écologique ? Alors, il vous faut connaître le réseau GEN.

Mais avant ça, c’est quoi un « écovillage » ?

Vous entendrez peut-être aussi, les termes comme « communauté intentionnelle », « communauté écologique », « cohabitat », « éco-hameau » etc. Tous ces mots regroupent une même idée : un mode de vie différent, des personnes qui veulent vivre proches les uns des autres (comme une grande famille), qui partagent des lieux de vie (habitations, centre communautaire, terrains etc.), leur quotidien (repas, événements familiaux, travail etc.) et surtout qui aspirent aux mêmes valeurs. En résumé, un écovillage est un groupe de personnes qui vivent sur un même lieu, en générant un mode de vie collaboratif. Ils y intègrent les quatre volets du développement durable (social, culturel, écologique et économique), tout en contribuant à préserver notre belle Nature. Il est bon de préciser que chaque écovillage est unique. En effet, celui-ci va appliquer les éléments du développement durable à sa manière.

Bon à présent, qu’est-ce que le GEN ?

Le GEN est l’acronyme pour Global Ecovillage Network. C’est le plus grand réseau mondial des écovillages. Ils regroupent tous les écovillages engagés (environ 10 000) parmi ceux-ci, on retrouve des villages, des quartiers et des villes actives dans le mouvement «en transition» et des villages traditionnels qui revalorisent leur culture locale.

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Voyage à l’écovillage Findhorn Fondation en Écosse

Écrit par Nébesna Fortin, agent de développement durable de l’écovillage, née à la Cité Écologique.

Nous sommes à l’automne 2014. Le temps est pluvieux, mais des rayons de soleil percent à l’horizon. D’une oreille un peu endormie, j’écoute le roulement du train sur les rails. Cela fait une douzaine d’heures que je suis en voyage, et j’entame la dernière partie du trajet en direction du nord-est de l’Écosse. À l’horizon se dessinent des collines verdoyantes parsemées de troupeaux de moutons, quelques grands arbres et des falaises escarpées. Arrivée à la ville Forest, un autobus me conduit au petit village maritime de Findhorn. Coincé entre la baie et la mer, celui-ci se dessine sur les collines sablonneuses.

C’est une salle comble où se rassemblent près de 300 personnes qui m’accueillent dans l’amphithéâtre de l’écovillage. C’est la dernière journée de la rencontre ‘’New-Story Summit’’. Les participants discutent de la transition vers un Nouveau Monde où l’homme joue un rôle de gardien de la Nature et travaille à restaurer l’environnement. Un monde où l’on honore la diversité des cultures, où l’éducation, l’alimentation et les technologies sont accessibles à tous… Non, lors de cette rencontre on ne fait pas que rêver, on échange les meilleures pratiques qui ont faites leurs preuves, on parle de solutions, on participe à des ateliers de réconciliation entre peuples, entre groupes et générations. On met la main à la pâte et on repart avec des devoirs et des projets pour concrètement augmenter notre qualité de vie tout en réduisant notre empreinte écologique. Wow, c’est tellement motivant !

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